Assemblée générale 2026

Coup de projecteur sur quatre projets phares

Évaluation de l’empreinte carbone des projets, matériaux biosourcés, contrôle qualité des prestations, biodiversité dans le bâtiment : la dernière AG de l’IMOA a donné l’occasion à quatre groupes de travail particulièrement actifs en 2025 de partager les résultats de leurs travaux.

Le 22 avril 2026, les adhérents de l’IMOA se sont réunis pour l’assemblée générale annuelle, marquant à cette occasion les cinq ans de l’association. Cette année, ce n’est pas à l’auditorium RTE de La Défense que l’AG s’est tenue, mais au Collège provisoire Joliot-Curie, à Bagneux, un bâtiment temporaire clé en main conçu à partir de modules démontables en matériaux bio-sourcés, déployable à la demande lors de projets de rénovation de collèges. L’AG a offert l’occasion d’une visite de ce bâtiment novateur, proposée aux adhérents IMOA présents (lien) . Lors de l’AG, les responsables de quatre groupes de travail ont présenté un point d’étape de leurs travaux, avec souvent des résultats concrets actionnables dès à présent dans les différents projets conduits par les adhérents.

Évaluer l’empreinte carbone en amont des projets

Comment réduire l’empreinte carbone des opérations de bâtiment dès la phase amont, lorsque tout est encore possible ? « Se donner les moyens de prendre en compte la problématique carbone dès les premières phases d’un projet est essentiel. Qu’il s’agisse de la construction ou de la réhabilitation d’un bâti, avec conservation ou démolition de l’existant, une fois les choix programmatiques arrêtés, la marge de manœuvre carbone se réduit très sensiblement. Intervenir dès la phase programme, voire pré-programme, est donc la condition nécessaire pour une réduction réelle des émissions ».

Matériaux biosourcés et géosourcés : apprendre à les prescrire

Comment intégrer les matériaux biosourcés et géosourcés dans les opérations de construction et de réhabilitation, alors que leur emploi reste encore peu répandu dans la maîtrise d’ouvrage publique ? « Les bénéfices environnementaux de ces matériaux sont réels et documentés, mais ils font l’objet de méconnaissances ou de connaissances très éparses de la part des MOA ». C’est pour combler ce déficit que l’IMOA a lancé en 2025 un atelier dédié à cette thématique.

Contrôle qualité des prestations : vers plus de rigueur et d’homogénéité

Les prestataires (maîtres d’œuvre, AMOA, bureaux d’études, entreprises de travaux) rendent-ils réellement le service attendu ? « Les processus permettant à un maître d’ouvrage de s’assurer de la qualité des prestations réalisées peuvent être source d’inspiration. D’où l’intérêt de comparer les méthodes propres aux différents maîtres d’ouvrage adhérents à l’IMOA ».

Biodiversité dans le bâtiment : l’IMOA publie son guide

Intégrer les enjeux de biodiversité dans les opérations de construction et de réhabilitation n’est pas une tâche facile, tant la réglementation environnementale est complexe, en constante évolution et rarement abordée du point de vue du maître d’ouvrage. « Il n’existait pas de guide destiné à la maîtrise d’ouvrage publique sur ce sujet », souligne l’intervenant. C’est ce vide que l’atelier biodiversité de l’IMOA s’est donné pour mission de combler

Deux nouveaux adhérents rejoignent l’IMOA

Après la SOLIDEO en 2024, ce sont deux nouvelles entités qui se sont jointes à l’association en 2025. L’IMOA compte désormais 18 membres (après le départ de deux adhérents au cours de l’année).

Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) Établissement public de l’État chargé d’exploiter, de gérer et de promouvoir les installations portuaires de Marseille à Fos-sur-Mer, le GPMM est le premier port de France par le tonnage de marchandises traitées et le deuxième port de Méditerranée. Il conduit aujourd’hui un programme d’investissements sans précédent, avec un plan stratégique 2025-2029 doté d’une enveloppe qui pourra atteindre 1,3 milliard d’euros.

La Région Île-de-France

Collectivité territoriale exerçant la maîtrise d’ouvrage de l’un des plus importants patrimoines d’équipements publics de France, la Région est notamment propriétaire et gestionnaire d’environ 500 lycées publics. Elle conduit aujourd’hui de nombreuses opérations simultanées (constructions neuves, rénovations globales et interventions ciblées) dans le cadre d’un plan d’urgence pour les lycées avec un engagement total de 6,6 milliards d’euros sur dix ans.